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(15/06/2010)

Souriant, détendu, Dawa Sherpa a non seulement pulvérisé le record de l’ultra trail du Verdon, mais il a également fait étalage de son immense humanité lors d’une épreuve extrèmement dure pour tous les participants !

Les 12 et 13 Juin 2010, dans le cadre majestueux du parc naturel classé du Verdon, les 132 compétiteurs ( 122 hommes et 10 femmes ) de cette 18ème édition ont affronté une des courses les plus techniques et sélectives du monde de l’ultratrail. Avec 8 nationalités représentées au départ, l’ultratrail du Verdon confirmait son attractivité et sa renommée au dehors des frontières Françaises. Une épreuve devenue internationale !

Un favori……au rendez vous !

Dès le départ à 5 heures du matin Samedi, Dawa Sherpa, le favori de l’épreuve partait en tête. Les 10 premiers kilomètres étaient parcourus assez rapidement avec un petit groupe de 4 coureurs qui conservaient le népalais à portée de vue . Très régulièrement, Dawa creusait l’écart. Inutile de maintenir le suspense, 10 minutes puis 20 puis 40 puis 1 heure d’écart vers la mi course……

Derrière, plusieurs prétendants devaient combattre avec le terrain et le parcours redoutablement sélectif : 6500 mêtres de dénivelé, l’ombre des descentes en foret, le soleil des plateaux arides et la fraicheur du Verdon tout en bas du parcours . Le début de l’après midi marquait l’arrivée d’un franc soleil provençal. Baptiste DUBAN, en pleine progression depuis quelques temps dans l’ultra trail le confirmait . « Je viens de l’Oisan, la chaleur de l’après midi m’a géné, la course est dure, mais il suffit de regarder le paysage autour de soi quelques secondes pour retrouver la motivation » 4 ème à mi course, il revenait régulièrement sur Jean Marc ZAUGG qui allait subir un coup de fatigue musculaire « Je suis sans doute un peu à court d’entrainement. J’ai eu très mal aux jambes et quand Baptiste a du le voir , et il est revenu sur moi à la remontée des gorges, les grosses marches à franchir m’ont handicapé. Il est passé je n’ai rien pu faire » . Vainqueur de l’épreuve il y a 2 années, il soulignait les énormes progrès du balisage « Cette année le parcours était génial, et il n’y a eu aucune interrogation. Le balisage était parfait, l’organisation est remarquable ».

Avant même la tombée de la nuit , Dawa franchissait la ligne avec 1 h 41 d’avance sur Duban, en pulvérisant le record de l’épreuve : 13 h 24’28’’ contre 15 h 19’’ !!! Frais, disponible, il soulignait au micro l’extrème technicité « Je voulais faire le Verdon depuis longtemps . et je n’ai pas été déçu ! C’est la course la plus dure que j’ai affronté. L’équivalence avec les autres épreuves me pousserait à dire qu’il s’agit plutot d’un 120 ou 130 km et non d’un 100 ! J’ai adoré la beauté du parcours, je reviendrais avec grand plaisir . » Plus loin, sur le parcours, une longue cohorte de frontales allaient bientôt s’allumer pour les autres concurrents, ceux qui s’apprétaient à passer une nuit d’efforts toute étoilée, sous le regard de la centaine de bénévoles, ouvreurs, ravitailleurs, sécurité et secours qui veillaient sur eux pas à pas.

La première féminine, Muriel Batifoulier, , se classait 14ème du scratch, et elle aussi sans grande adversité, creusait un écart substantiel avec plus d’une 1 h 56 d’avance sur l’Américaine Maislen !

Un esprit avant tout !

Mais au delà des efforts sportifs de l’épreuve, c’est l’esprit de cette discipline remarquable qui marque les spectateurs : Après 100 km de luttte, combien sont ils à passer la ligne à deux se tenant par la main. Stéphane MIFSUD le recordman mondial d’apnée ( qui a lui couru le 8 km ) le soulignait « C’est l’essence du sport, il faut oublier la performance finale par rapport aux autres, il faut juste se dire : je n’aurais pas pu faire mieux j’ai fait le maximum de ce que je pouvais »

Un esprit encore mis en exergue à la remise des prix lorsque Dawa, vainqueur au scratch et de sa catégorie prenait le micro pour une énorme surprise : « Dans une course pour qu’il y ait un premier, il faut un dernier. Je ne veux pas rafler tous les trophées, je donne ma coupe au dernier de la course » …….Mickael Colle n’avait plus qu’à monter sur la scène, ému à l’extrème…….une magnifique cloture !



Des courses annexes très disputées.

Le 30 km courru lui le Dimanche matin est parti à un rythme proche du sprint sous les ordres de ..Dawa, qui s’était levé tot pour encourager les autres trailers. Il baissait le drapeau d’une épreuve qui a surpris par sa consistance . En effet, c’est sur cette distance que les défaillances physiques ont été les plus nombreuses.
Une épreuve remportée par Sébastien Baccheti. « Le parcours est ultra dense et sélectif . La première montée a été dévastatrice. »

Michaêl Baudet gagnait lui le 17 km « Très belle épreuve, parcours superbe, je suis très heureux d’arriver en tête » .

Enfin, le 8 km a rempli son rôle d’initiation pour nombre d’amateurs. Une initiation qui en plus de l’effort physique pur impose une certaine expérience : savoir suivre et comprendre le parcours . Résultat, certains plus pris par leur foulée ont oublié de lever la tête et se sont dérouté du bon parcours ! Ils reviendront, plus aguerris la prochaine fois !


En conclusion, un week end de course complet, de l’extrème performance à l’initiation de masse, pour un organisateur heureux « Notre édition 2010 a franchi un cap important, non seulement grâce à la venue de Columbia à nos côtés, mais aussi pour les conditions d’ensemble. Je suis très heureux du résultat de nos efforts. Aucun problème de sécurité, nous avons multiplié les postes d’encadrement de la course par 2, nous avons en permanence envoyé des ouvreurs pour vérifier le balisage, tout s’est bien déroulé. Nous pouvons donc d’ores et déjà nous tourner vers l’organisation de notre autre nouveauté de l’année : le trail de l’ile de Porquerolles, les 26 Septembre . »

Car en effet, pour l’équipe de Jean GIACOSA, le prochain rendez vous est lui encore inscrit dans un cadre exceptionnel et majestueux : l’ile de Porquerolles ses pins et ses plages de sable fin !

Quand on aime la nature, on la met en valeur.



Source:
JPBC


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